Prises de position

Branche Ouest de l'A5 - prise de position du PSR de Bienne quand à la planification d'accompagnement urbanistique des ville de Bienne et Nideau

Le Parti socialiste romand de Bienne (PSR) remercie les autorités biennoises et nidowiennes pour leurs travaux effectués dans le cadre de la planification d’accompagnement urbanistique de la branche ouest de l’A5 et a le plaisir de leur remettre ses réflexions ci-dessous divisées en plusieurs thématiques.

Le PSR Bienne n’est dans le fond pas opposé au projet autoroutier et à l’aménagement urbanistique proposé. Il s’agit d’un projet d’envergure pour les générations futures, il est alors de notre devoir de réfléchir aux conséquences qu’il produira et d’éviter au mieux les effets néfastes qui en résulteraient du point de vue sociologique, environnemental, écologique et économique. De plus, selon les récentes statistiques, la population de l’agglomération biennoise augmentera dans les vingt prochaines années, ceci engendrera inévitablement une augmentation de véhicules. Avons-nous pensé à l’impact de cette situation sur le réchauffement climatique ?

Le PSR pose de nombreuses questions dans cette prise de position car il veut être certain que la mise en place du contournement ainsi que l’aménagement urbanistique y afférent soit une réelle plus- value pour la ville et n’affecte pas la qualité de vie des Biennoises et des Biennois. Enfin, si nous concevons qu’un aménagement urbain est nécessaire dans le cadre de la construction du contournement autoroutier, il nous paraît primordial de développer et d’assurer des voies pour la mobilité douce ainsi que des infrastructures supplémentaires pour les transports en commun. Bienne a une situation idéale pour favoriser la mobilité douce : ville plate, assez concentrée, des distances raisonnables. Il est urgent aujourd’hui de désengorger le centre-ville du trafic routier. Un bon réseau cyclable serait un avantage pour tous les usagers de la route, y compris les automobilistes. C’est pourquoi le PSR demande qu’un réseau de pistes cyclables sûres et efficaces sur tout le territoire biennois soit réalisé.

Processus démocratique

  • Le projet autoroutier, par sa présence dans les quartiers et au centre-ville, modifiera profondément le visage urbain de l’agglomération biennoise, et cela de manière irréversible. Les autorités biennoises et nidowiennes, cantonales ou nationales ne pourraient-elles pas envisager de demander l’avis des citoyennes et citoyens de l’agglomération biennoise, par votation populaire ?
  • Cette consultation sur le plan d’accompagnement est soumise à la population alors que les plans définitifs de l’autoroute ne seront pas publiés avant avril 2017. Comment pouvons- nous prendre position sans connaitre toutes les informations nécessaires ?

Période de construction

  • La construction de l’autoroute engendrera des nuisances très importantes, notamment aux niveaux des plans d’accès, du trafic (arrivant de Neuchâtel et de Berne), de la pollution sonore et de l’air. Quelles mesures seront prises pour réduire ces différentes nuisances ? Nous n’avons actuellement aucune information à ce sujet.
  • Comment sera redirigé le trafic arrivant de Neuchâtel et de Berne ?
  • Nous n’avons également aucune information concernant la planification des travaux.
  • Comment sera organisé le calendrier des constructions ?
  • Quelles seront les conséquences d’un retardement des travaux pour l’agglomération
  • biennoise ? Quelles mesures sont-elles prévues si les travaux sont retardés ?
  • Où seront placées les zones d’entreposage du matériel de construction durant les travaux ?
  • Comment compte-t-on assurer l’accessibilité du bord du lac ?

Finances

  • Comment seront répartis les coûts des mesures d’accompagnement entre les communes, le canton et la Confédération ?

  • Au total, combien coûtera l’intégralité de ce projet autoroutier aux communes de Bienne et de Nidau?

  • Qu’en est-il en cas de d’un dépassement de budget ? Comment la facture sera-t-elle répartie

Mesures d’accompagnement

  •  Les situations financières et politiques peuvent considérablement évoluer en 20 à 30 ans. Quelles sont les garanties que nous obtiendrons des mesures d’accompagnement ?

  •  Existe-t-il en Suisse des exemples récents où plusieurs jonctions autoroutières débouchent en plein centre-ville ? Si oui, quelles ont été les conséquences sur la qualité urbaine du centre-ville ? Quels aménagements ont été prévus par les autorités pour pallier à ces conséquences ? Ces aménagements ont-ils été efficaces ? 

Quartier de la gare

  •  Le plan d’accompagnement prévoit de bâtir des logements et des bureaux dans le quartier de la gare. Mais que se passera-t-il si des propriétaires ne veulent pas vendre leur terrain ou si aucun investisseur ne se présente ?
  • La ville peut-elle nous assurer que la mixité sociale sera garantie par la construction de nouveaux logements ?

  • La ville a-t-elle prévu un pourcentage de bâtiments en coopérative ou les propriétaires immobiliers seront-ils tenus de mettre aussi sur le marché une part définie d'appartements à loyers modérés ?

  • Les nouveaux bâtiments se trouveront à proximité du gigantesque giratoire de la jonction de la gare. Les autorités pensent-elles que des gens seront prêts à habiter ou travailler dans un tel environnement ?

  •   La jonction de la gare risque fortement d’augmenter le trafic sur la place Veresius :
    • Les plans d’accompagnement seront-ils vraiment capables de maintenir une bonne qualité urbaine dans ce quartier dense du centre-ville ?
    • Y a-t-il un risque que les files d’attente à la sortie de l’autoroute engendrent des embouteillages sur l’autoroute ?

Weidteile

  • La ville peut-elle nous assurer que la mixité sociale sera garantie par la construction de nouveaux logements ?

  • La ville a-t-elle prévu un pourcentage de bâtiments en coopérative ou les propriétaires immobiliers seront-ils tenus de mettre aussi sur le marché une part définie d'appartements à loyers modérés ?

  • Que se passera-t-il si aucun investisseur n’est intéressé à construire contre le mur de 2m 50 qui remplacera la route de Berne ?

    Faubourg du lac

  • Un des plus grands problèmes du trafic biennois se trouve au Faubourg du Lac. Est-ce que l’axe ouest permettra d’y améliorer significativement le trafic ?

  • Quelles seront les mesures dissuasives mises en place pour éviter de traverser la ville entre le Faubourg du Lac et la Rue de Boujean ?

  • Le plan d’accompagnement envisage de valoriser le Krautkuchen en y aménageant un « parc vert ». Cependant la sortie de l’autoroute occupera une grande surface de cette zone. Quelle valeur aura ce « parc vert » ?

Mobilité

  • Selon le modèle des transports du canton de Berne, la part du trafic intra-urbain à Bienne s’élevait à 32% en 2012, celle du trafic de destination et d’origine à 27% chacune et celle du trafic de transit à 14%. Avec le contournement de Bienne, les parts s’élèveront respectivement à 26% pour le trafic intra-urbain, 28% pour le trafic de destination et d’origine et 18% pour le trafic de transit. Au final, la réduction du trafic interne sera donc relativement faible, surtout que ce projet autoroutier sera l’un des plus chers de la Suisse. Que pensent les autorités d’un tel rapport coût-utilité ?

  • Selon le comité « Axe ouest: pas comme ça! », Le contournement ouest engendrera une charge de trafic supplémentaire dans plusieurs rues importantes de Bienne, telles que le Faubourg du lac, la Rue Heilmann ou la Rue de Morat. Quelles informations possèdent les autorités communales et cantonales ?

  • Nous avons constaté qu’aucun parking n’a été prévu aux alentours des jonctions autoroutières. Ne serait-il pas judicieux d’en placer à ces endroits avec des dessertes de transports publics afin de promouvoir une ville « sans voiture » ?

  • Plusieurs exemples suisses, tels que le tunnel du Baregg, démontrent qu’un agrandissement des infrastructures routières peut générer du trafic supplémentaire. Dans d’autres cas, les embouteillages ne sont pas supprimés, mais juste déplacés. Ces risques sont-ils pris en compte dans ce projet autoroutier? Ce projet autoroutier va-t-il vraiment diminuer significativement le trafic dans l’agglomération biennoise ? Ou au contraire risque-t-il de l’augmenter ?

  • Les aménagements prévus favoriseront-ils suffisamment l’utilisation de la mobilité douce et des transports publics, afin qu’un transfert modal s’effectue pour les trajets internes ?

  • L’autoroute A5 se transformera en une route à deux voies à la hauteur de Tüscherz. Quelles seront les conséquences d’un tel changement ? Des mesures sont-elles prévues et si ou lesquelles ?

Protection du climat et de l’environnement

  • Le Conseil national a récemment approuvé l'accord de Paris sur le climat. La Suisse doit donc réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50% par rapport à 1990 et cela d’ici 2030. En Suisse, les transports émettent actuellement un tiers des émissions de CO2, dont 66% viennent des voitures, 5% des camionnettes et 11% des camions. Dans ce contexte, les autorités communales, cantonales et fédérales, jugent-elles ce projet autoroutier adéquat avec les objectifs climatiques de la Suisse ?
  • Quels impacts aura ce contournement (y compris sa construction) sur la qualité de l’air et sur la qualité sonore de l’agglomération biennoise ?
  • La population et le nombre de véhicules vont probablement augmenter ces prochaines décennies. Les autorités prennent-elles ces augmentations en compte dans le cadre des objectifs climatiques de la Suisse ? 
  • Ce projet autoroutier est-il compatible avec le label « Cité de l’énergie » dont bénéficient les communes de Bienne et de Nidau ?

Le PSR Bienne vous remercie pour l'attention portée aux nombreuses questions et se réjouit de prendre connaissance de la suite du projet.

Le Parti socialiste romand (PSR) dit NON à la RIE III

La troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) est sensée abolir les privilèges fiscaux offerts par différents cantons aux entreprises. « C’est en fait une mascarade, car elle fait place à de nouvelles astuces fiscales en faveur des entreprises, en particulier les sociétés multinationales et les grands actionnaires» explique Christiane Vlaiculescu-Graf, coprésidente du Parti socialiste romand de Bienne (PSR). La RIE III permettra aux entreprises de payer moins d’impôts, ce qui engendrera une perte de revenus pour la Confédération, les cantons et les communes qui se chiffre en milliards!

Selon la directrice des finances de la ville de Bienne, Silvia STEIDLE (PRR), la RIE III conduirait de façon inéluctable à des pertes de rentrées fiscales de l’ordre de 15 millions par an rien que pour la ville de Bienne, à compenser par de nouvelles mesures d’économies, telles que baisse des services à la population et augmentation de l’imposition des personnes physiques.

Le Parti socialiste romand de Bienne (PSR) refuse de voir le soutien à la formation amputé, pénalisant l’avenir de notre jeunesse et de notre ville ; le PSR refuse qu’une fois de plus les personnes en situation défavorable soient victimes d’un système inique ; et le PSR refuse que l’offre culturelle et sportive de la Ville soit réduite, partie intégrante de la qualité de vie à Bienne et nécessaire à son attractivité.

 

« Ce n’est pas à la population de payer le lourd tribut des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, surtout lorsque nous n’avons aucune garantie que ces dernières maintiennent leur siège dans notre Confédération, nos cantons et communes et qu’elles maintiennent les emplois » conteste Samantha Dunning, coprésidente du PSR. Le Parti socialiste romand (PSR) dit non à la perte de revenu fiscal des entreprises, le Parti socialiste romand (PSR) dit non à l’inégalité entre entreprises et population, le Parti socialiste romand (PSR) recommande ainsi de voter NON le 12 février prochain à la RIE III. 

Le Parti socialiste romand (PSR) dit OUI à la naturalisation facilitée pour les jeunes étrangers de la troisième génération

Que seraient Bienne et la région sans l’apport de la main d’oeuvre étrangère qui a construit nos routes et nos bâtiments, mais aussi enrichi notre vie sociale, culturelle, associative et affective? Il est donc légitime de faciliter la naturalisation de leurs descendants de la troisième génération. Raison pour laquelle le Parti socialiste romand de Bienne (PSR) soutient sans réserve la révision soumise au vote le 12 février. Rappelons que l’acquisition du passeport suisse ne sera pas automatique. Les personnes concernées devront toujours en faire la demande et respecter des critères stricts: elles devront être nées en Suisse et y avoir accompli au moins cinq ans de scolarité obligatoire. Ne devront pas avoir plus de 25 ans et devront être titulaires d’une autorisation d’établissement. L’un de leurs parents au moins devra avoir vécu au minimum dix ans en Suisse et y être allé à l’école pendant au moins cinq ans. Enfin, il faudra qu’au moins un de leurs grands-parents soit né en Suisse ou ait obtenu le droit d’y séjourner. Nous resterons donc encore très éloignés du droit du sol, hantise absolue des «Faiseurs de Suisses » à l’ancienne pour qui l’accès à la citoyenneté helvétique ne devrait être permis qu’aux personnes maîtrisant parfaitement l’art de faire la fondue moitié-moitié et connaissant le nom du premier président de la Confédération. Au fait, combien de Suisses de souche savent que le premier président de la Confédération élu en 1848 s’appelait Jonas Furrer ?

 

Le PSR recommande donc d’insérer un grand OUI dans les urnes le 12 février concernant la procédure de naturalisation facilitée pour les jeunes étrangers de la troisième génération.